De quelle couleur sont les balles de tennis ?
Les balles de tennis sont jaunes. Les fabricants donnent même un nom à cette teinte précise : le jaune optique, un jaune fluorescent retenu pour sa visibilité, devenu la teinte de référence sur tous les courts, du club de quartier aux tournois du Grand Chelem.
La réponse est pourtant moins tranchée qu'il n'y paraît. Posez la question autour de vous et une part importante des joueurs comme des spectateurs répondra « vert », avec la même assurance que les autres.
Vous le connaissez comme la voix du monde naturel, mais saviez-vous que Sir David Attenborough a également joué un rôle clé dans le changement de couleur des balles de tennis ? C'est vrai ! Le présentateur de renommée mondiale a contribué à inaugurer l'ère des balles de tennis jaunes vibrantes que nous voyons aujourd'hui.
Avant les années 1970, les balles de tennis étaient traditionnellement blanches. Mais avec l'avènement de la télévision en couleur, le jeune David Attenborough, alors cadre à la télévision de la BBC, a reconnu un problème : les balles de tennis blanches étaient souvent difficiles à voir sur les courts en gazon de Wimbledon, ce qui rendait difficile pour les téléspectateurs de suivre l'action à la maison.
Attenborough, toujours partisan de l'innovation, a proposé une solution : des balles de tennis colorées. Il pensait que les balles fluorescentes aux couleurs vives seraient plus visibles à l'écran, améliorant ainsi l'expérience de visionnage pour le public.
La Fédération internationale de tennis (ITF) a pris sa suggestion à cœur et a mené des recherches approfondies pour trouver la couleur optimale pour de bonnes balles de tennis. Il lui fallait une teinte qui soit facilement visible sur les téléviseurs couleur et noir et blanc, et sur différentes surfaces de court.
Leurs recherches les ont conduits à choisir le jaune fluo, une couleur offrant la meilleure visibilité et le meilleur contraste. Bientôt, les joueurs distribuaient des balles de tennis d'un jaune optique, changeant à jamais l'apparence du jeu.
Ironiquement, Wimbledon, le tournoi qui a inspiré le changement, a été le dernier à adopter la balle jaune, restant fidèle à la tradition jusqu'en 1986.
Du blanc au jaune optique
Avant 1972 — le blanc. Il est resté la norme près d'un siècle.
1972 — le jaune. La Fédération internationale de tennis (ITF) l'homologue après des études de visibilité à la télévision couleur.
1986 — Wimbledon. C'est là que la mauvaise visibilité des balles blanches à la télévision avait été constatée, et c'est pourtant le dernier Grand Chelem à les abandonner.
Aujourd'hui — le jaune optique. Il s'est imposé partout, mais le blanc reste autorisé par le règlement de l'ITF et réapparaît peu à peu.
Aujourd'hui, la balle de tennis jaune est devenue un standard mondial, utilisée dans les tournois professionnels et les jeux récréatifs du monde entier. Alors, la prochaine fois que vous verrez une balle de tennis jaune voler sur le court, souvenez-vous du rôle surprenant que Sir David Attenborough a joué dans son histoire.
Jaune ou vert : d'où vient le désaccord
Le jaune optique doit sa singularité à la fluorescence. Ses pigments absorbent les ultraviolets et les longueurs d'onde courtes, puis les réémettent à une longueur d'onde plus longue, dans la bande jaune-vert. Sur cette portion du spectre, la balle renvoie donc plus de lumière visible qu'elle n'en reçoit et se détache nettement du fond. C'était précisément l'effet recherché lorsque cette couleur a été choisie.
Cette bande jaune-vert est aussi celle où le vocabulaire des couleurs cesse d'être partagé. La teinte de la balle se situe précisément à la frontière entre deux noms, à l'un des rares endroits du spectre où deux personnes qui voient la même chose ne l'appellent pas de la même façon. Aucun des deux camps n'a tort : ils découpent simplement le spectre différemment.
L'anecdote la plus connue remonte à mars 2018 : lors d'un passage à Chicago, un spectateur a demandé à Roger Federer si les balles étaient vertes ou jaunes. « Elles sont jaunes », a répondu le Suisse, et la vidéo a fait le tour des réseaux sans rien régler. Un sondage YouGov mené le 28 juillet 2023 auprès de 9 166 adultes américains donne 55 % de jaune, 38 % de vert et 7 % d'indécis : près de quatre personnes sur dix voient donc une balle verte.
Une balle de tennis doit-elle être jaune ?
Non, et la plupart des joueurs l'ignorent. Le règlement de l'ITF est explicite : pour les balles de compétition homologuées standard (type 1, type 2, type 3 et haute altitude), la balle doit être blanche ou jaune. Une balle blanche est donc aussi réglementaire aujourd'hui qu'à l'époque où elle était la norme. À côté de cette catégorie, les balles rouges, orange et vertes du mini-tennis forment un ensemble distinct, avec leurs propres règles de couleur.
Si le jaune l'a emporté, c'est par l'usage plus que par le règlement. La télévision a fait pencher la balance vers une balle plus visible, les fabricants ont suivi et, pendant des décennies, il ne s'est pratiquement plus fabriqué qu'une seule teinte. Le blanc revient aujourd'hui, au padel comme au tennis, et nous lui avons consacré un autre article.
Après la couleur, la durée de vie
Au fond, cet article raconte l'histoire d'un objet que personne ne songeait à faire évoluer et qui n'a pourtant pas cessé de changer. La balle a été blanche pendant près d'un siècle. Elle est devenue jaune parce qu'une technologie étrangère au tennis, la télévision en couleur, ne s'en accommodait plus. Et le changement, une fois décidé, a pris son temps : quatorze ans séparent l'homologation du jaune par l'ITF du jour où Wimbledon s'y est résolu, en 1986.
Le chapitre suivant ne porte pas sur la couleur. Une balle de tennis est une coque de caoutchouc scellée qui retient de l'air à 0,8 ou 1 bar au-dessus de la pression ambiante, et cet air commence à s'échapper dès que le tube est ouvert, qu'on s'en serve ou non. La mise sous pression et la fuite obéissent au même principe physique, dans un sens puis dans l'autre. Pendant presque toute l'histoire du sport, c'était tout simplement la fin de la balle. La perte de pression, contrairement à la couleur, n'a pourtant rien de définitif.
Les pressurisateurs automatiques appartiennent à ce chapitre. Le principe n'a rien de spectaculaire : remettre les balles sous pression une fois le tube ouvert, puis les y maintenir. Cela ne change rien à l'usure du feutre ni au vieillissement du caoutchouc, mais la pression, elle, se corrige. Nous avons décrit le fonctionnement de l'appareil pas à pas, tout comme ce qu'un pressurisateur change réellement pour une balle.
Questions fréquentes
De quelle couleur est une balle de tennis ?
Jaune, ou plus précisément jaune optique : un jaune fluorescent qui tire vers le vert. Le blanc reste autorisé lui aussi pour les balles de compétition homologuées. Les balles juniors rouges, orange et vertes forment une catégorie distincte.
Les balles de tennis sont-elles vertes ou jaunes ?
Officiellement jaunes, mais les deux réponses se défendent, car la teinte se situe à la frontière des deux couleurs. Un sondage YouGov mené le 28 juillet 2023 auprès de 9 166 adultes américains donne 55 % de jaune, 38 % de vert et 7 % d'indécis.
Depuis quand les balles de tennis sont-elles jaunes ?
L'ITF a homologué le jaune en 1972, après des recherches sur la visibilité à la télévision. Le basculement n'a pas été immédiat pour autant : Wimbledon a joué en blanc jusqu'en 1986.
Les balles de tennis étaient-elles blanches autrefois ?
Oui. Le blanc a été la couleur d'origine du tennis et l'est resté jusqu'au passage au jaune. Ce qui surprend davantage, c'est qu'il n'a jamais été interdit : une balle blanche est encore réglementaire aujourd'hui.
Qui a rendu les balles de tennis jaunes ?
Personne en particulier. David Attenborough, alors cadre à la BBC, a plaidé pour une balle plus visible à l'écran ; c'est l'ITF qui a mené les recherches et retenu le jaune fluorescent.
Qu'est-ce que le jaune optique ?
C'est le nom donné par les fabricants à la teinte standard, un jaune fluorescent situé entre le jaune et le vert. Ses pigments absorbent les ultraviolets et les longueurs d'onde courtes, puis les réémettent à une longueur d'onde plus longue, dans la bande jaune-vert. Dans cette bande, la balle renvoie plus de lumière visible qu'elle n'en reçoit, ce qui la fait paraître plus claire que son environnement.
Combien de temps dure une balle de tennis ?
Pas la couleur, en tout cas : ce qui compte, c'est la pression interne, l'usure du feutre et le vieillissement du caoutchouc. Nous avons consacré un article entier à la question. Les appareils conçus pour compenser la perte de pression sont réunis dans nos collections de pressurisateurs de balles de tennis et de pressurisateurs de balles de padel. Reste le point de départ, valable pour toutes les balles : la pression commence à baisser dès l'ouverture du tube, qu'on s'en serve ou non.